Quel patchwork que l'existence...
Michel Polac écrit dans son Journal
(pages choisies par Pierre-Emmanuel Dauzat, PUF) qu'il voulait
noter dans son scénario "quelque chose qui est trop
subtil pour un dialogue... quand le roi... ne peut plus bouger
sans se poignarder lui-même... c'est un pat et non un mat...
Ainsi par la menace du suicide le héros... évite
la défaite. Beau symbole!". Quand il lit ... "je
lis beaucoup... les romans me tombent des mains... Dans les essais
je pioche parfois des informations (Histoire de la violence et
un livre sur le jeu d'échecs)..." Il souhaiterait
"écrire comme je jouais aux échecs, avec l'imperceptible
espoir qu'il existe en jouant les blancs un truc pour toujours
gagner, mais ce n'est même pas un espoir, c'est une manière
de rendre la partie plus excitante". Le génie américain
des échecs (avant de sombrer) avait imaginé une
partie divine. Nous en rêvons tous! Et il avouait avec une
humilité à rebours que s'il avait les blancs il
arracherait la nullité, face à Dieu! A notre marraine
fée ne demandons-nous que des banalités ou des vanités?
Notre existence, comme Polac le laisse entendre, est-elle un patchwork
fait de morceaux pris ça et là?
* * *
Pouvez-vous jouer comme Pablo Ricardi?
Pour le savoir essayez de trouver les coups des blancs.
Wijk ann Zee, 18 janvier 2000
Défense Sicilienne
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Gary Kasparov (2851) 1 e4 c5 2 Cf3 d6 3 d4 cxd4 4 Cxd4 Cf6 5 Cc3 a6 6 Fe3 e6 7 f3 b5 |
Loek Van Wely (2629) 8 g4 h6 9 Dd2 Cbd7 10 0-0-0 Fb7 11 h4 b4 2 Ca4 d5 13 Fh3 g5 14 Fg2 gxh4 15 Txh4 dxe4 |
A vous de jouer Vos étoiles
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TOTAL : De 18 à 21 étoiles : Maître
* * * 12 ...d5: Les huit parties jouées précédemment
ont été gagnées par les blancs... |
Budapest, 1951 ![]() |
Solution:
1. e5, 1. ... Cd2-e4, 2. Td3.