Boxe et Alzheimer
Le Britannique Lennox Lewis a déclaré :"pour accroître mon agilité mentale je pratique le jeu d'échecs pendant mes soirées à la maison et c'est ainsi que j'ai pu vaincre Mike Tyson". Il l'a mis k.o. au huitième round. Le nez et les arcades sourcilières en sang, l'iron Mike se tortillait sur le sol, tentant, en vain, de se relever. Face à lui Lewis leva les bras au ciel... pour remercier la déesse Caïssa? Il avait joué une "ouverture espagnole" des plus agressives et réduit son rival au rôle de sparring-partner, de fou enfermé sur l'échiquier de la boxe. Sans attendre que le drapeau tombe, le roi Lewis avait fait échec et mat l'ex number one. Stratégiquement (patiemment dit le non initié), à coups de jabs à piston, de crochets ou d'uppercuts, Lennox pulvérisa la défense de son adversaire qui avait oublié de roquer. Tyson, harcelé de coups, fut fauché par une combinaison du champion. Puis Lewis entendit l'aveu de son rival s'excusant d' avoir été, pour une fois, une "mazette": "Je ne pouvais pas le battre, il était trop grand et trop fort". L'entraîneur du roi déchu rectifia ce propos: "Pour moi, Lennox est probablement le meilleur depuis Mohamed Ali". Ce nouveau Morphy de la boxe se souvient, dit-il, de chaque coup de ses quarante combats victorieux. Et si Dieu lui prête vie, comme nous le désirons tous, il s'en souviendra longtemps. Je ne connais aucun joueur d'échecs (même les plus anciens) atteint de la maladie d'Alzheimer.
Pouvez-vous jouer comme S.A. Kogan?
Pour le savoir essayez de trouver les coups des blancs.
S A. Kogan -Arencibia.
Memorial Capablanca. La Habana
11 mai 2002
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