FILM:



HOMMAGE:

Fernando Arrabal

Espagne/France

Viva la meurte (1971) 1h30

J'irai comme un cheval fou (1973) 1h40

l'Arbre de Guernica (1975) 1h40

L'Empereure du Pérou (1980) 1h20

le Cimetière des voitures (1981) 1h33

 Cent longs-métrages vont se disputer la vedette lors du Festival international du Film de La Rochelle qui se tient du 23 luin au 3 juillet. Ce festival exigeant rend hommage à des cinéastes peu connus du grand public-Arrabal, Chakhnazarov, Dubroux, Grilo, Jodorowsky, Soldini -, propose des films inédits, des rétrospec-tives consacrées à Brigitte Helm et William Wyler et met l'accent sur le cinéma islandais.

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Interdit - 18 ans

Fernando Arrabal, la quête du père et la haine du franquisme 

La grande fierté d'Arrabal, sa légion d'honneur, c'est d avoir vu la totalité de son oeuvre censurée par l'Espagne franquiste. Mais en France aussi son cinéma s'est heurté aux ciseaux d'Anastasie, tout comme celui de Jodorow-sky. Ses films ont été interdits aux moins de 18 ans quand ils n'ont pas failli être interdits tout court.
En 1973, alors que «J'irai comme un cheval fou » était me-nacé par le ministère de la culture, Arrabal plaidait sa cause dans les colonnes de la revue « Cinéma 73 » : « Depuis ma première pièce, plus encore depuis mon premier film, j'ai maille à partir avec les cen-seurs. On crie facilement à la pornographie, à la violence. Je suis le miroir d'une époque, il vaudrait mieux cracher sur les images que sur leur reflet. »
Et d'ajouter, à destination des spectateurs d'alors et de p lus tard : «J'aimerais que mes films soient vus comme ils sont faits, avec une certaine innocence. Je ne recherche ni le scandale, ni la provocation. Je ne les ai jamais recherchés. »