NOUVEAU LIVRE:

| "Si j'étais sûr que mon père était mort, il aurait cessé de me hanter. Même si j'avais la certitude qu'il avait été torturé jusqu'à son dernier souffle. Mais pouvait-il disparaître sans laisser de traces dans l'Espagne de 1941 ? " De ce père, Fernando Arrabal ne garde que le souvenir de ses grandes mains lui caressant les chevilles, un été sur la plage. Porté disparu, il ne reste aucune trace de lui. Pourquoi sa mère lui a-t-elle fait croire à son décès ? Pourquoi n'a-t-elle jamais transmis ses lettres à l'enfant ? Pourquoi s'enferme-t-elle dans son silence ? autant de questions récurrentes autour d'une image rémanente, la quête du père. Une quête ayant permis à Fernando Arrabal de rester toujours vivant. Son dernier ouvrage, Porté disparu (Plon) est, quelque part, le syndrome d'un siècle hérissé de barbelés. (A noter que le Catalogue raisonné des ouvrages de bibliophilie de Fernando Arrabal avec des artistes vient d'être établi. Poèmes illustrés et livres-objets sont exposés au musée de Bayeux, Normandie, depuis le 29 avril). |